Le prix Nobel de médecine 2008 vient d'être décerné aux Professeurs Françoise Barré-Sinoussi et Luc Montagnier pour leurs travaux portant sur la découverte, en 1983 à l'Institut Pasteur, du rétrovirus responsable du sida.
 
Ce prix d’envergure vient reconnaitre le travail exceptionnel des
scientifiques récompensés. Il constitue également un formidable
encouragement au renforcement des travaux menés par notre Institut.
Enfin, il montre à quel point votre soutien régulier aide à franchir de
nouvelles étapes décisives dans la recherche médicale. L’Institut
Pasteur, récompensé désormais par 10 Prix Nobel tout au long de son
histoire, n’aurait pas pu financer les travaux de ces chercheurs sans
votre aide. En leur nom, nous tenons à vous en remercier vivement.
La découverte du VIH-1 à l'Institut Pasteur
C’est en décembre 1982 que l’aventure de l’isolement d’un virus
alors inconnu - et dont on ne sait encore qu’il sera à l’origine d’une
redoutable pandémie - démarre à l’Institut Pasteur. Contactée par des cliniciens de l’Assistance Publique des Hôpitaux de Paris (AP-HP),
l’unité d’Oncologie virale à l’Institut Pasteur, spécialisée dans les
relations rétrovirus-cancers, engage les recherches. L’équipe est alors
dirigée par Luc Montagnier et l’essentiel des travaux sur le nouveau virus est réalisé par Françoise Barré-Sinoussi.
Dès janvier 1983,
les scientifiques travaillent sur la première biopsie ganglionnaire
d’un patient atteint de « lymphadénopathie généralisée », c’est-à-dire
au stade de « pré-sida » (avant l’apparition d’une immunodéficience
profonde).
En mai 1983, la première description du virus
responsable du sida, que l’équipe à l’Institut Pasteur avait appelé à
l’époque «Lymphadenopathy Associated Virus » ou LAV, est publiée dans
la revue Science*.
A la même époque, une équipe de scientifiques américains dirigée par le professeur Robert Gallo
travaillait également à l’identification du virus. De la découverte
française découlera quelques mois plus tard la description de la
séquence du virus, par des biologistes moléculaires de l’Institut
Pasteur, et la mise au point de tests de dépistage du virus. Plus tard,
grâce à l’élucidation du cycle de réplication virale, plusieurs classes
nouvelles d’antiviraux ont pu être mises au point.
Cette grande aventure n’aurait pas été possible sans votre soutien !
* Isolation of a T-Lymphotropic Retrovirus from a Patient at Risk
for Acquired Immune Deficiency Syndrome ( AIDS), Science , 220, 868-871
(1983)
F. Barré-Sinoussi1, J.C. Chermann1, F. Rey1, M.T. Nugeyre1, S.
Chamaret1, J. Gruest1, C. Dauguet1, C. Axler-Blin1, F. Vézinet-Brun2,
C. Rouzioux2, W. Rozenbaum3, L. Montagnier1.
1- Département de Virologie, Institut Pasteur
2- Laboratoire Central-Virologie, Hôpital Claude Bernard
3- Département de Santé publique et Médecine tropicale, Hôpital La Pitié-Salpétrièr
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