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Fabrice Hyber , une histoire d’art et de science

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vzeitoun_portrait_hyber-sma.jpgLe 2 octobre 2012, l’artiste Fabrice Hyber a inauguré « Sans gêne », une œuvre en porcelaine peinte, d’une hauteur de  18 mètres et de 8,20 mètres de largeur, située dans le nouveau centre de recherche sur les maladies émergentes de l’Institut Pasteur.

« Sans gêne » est un don de cet artiste qui mêle art et science avec facétie.

Cette oeuvre n'est pas accessible au public de façon permanente, mais des visites peuvent être organisées sur demande. N'hésitez pas à contacter sansgene@pasteur.fr

 

 

L'artiste a également décoré une série de bas-relief de Louis Pasteur en biscuits de porcelaine. Peints directement sur la porcelaine, ces portraits de Louis Pasteur sont autant de pièces uniques.
Ils sont vendus pour une part au bénéfice des recherches de l'Institut Pasteur, à la galerie de vente de la Cité de la Céramique à Sèvres..

 



Pour en savoir plus, découvrez les pages dédiées à Fabrice Hyber à la Cité de la Céramique à Sèvres :
Le bas-relief de Louis Pasteur
Fabrice Hyber crée l'oeuvre Sans Gêne au coeur de l'Institut Pasteur

La web tv de Fabrice Hyber : http://hyber.tv

 

Quelques questions à Fabrice Hyber :

Comment vous est venue l’idée de cette œuvre « Sans gêne » ?

J’ai imaginé pour ce centre qui était, alors, en construction, de marquer davantage les relations entre art et science par une œuvre qui en soit le signe de façon pérenne. J’ai mélangé dans ma tête la porcelaine, les paillasses des anciens laboratoires, les tableaux blancs des nouveaux laboratoires et j’ai mûri l’idée d’une œuvre en porcelaine peinte qui serait le mur porteur de l’ascension dans ce bâtiment.

Quel est le cheminement de l’idée à la réalisation ?

Le point de départ, c’est un des objets de l’exposition Pasteur’ Spirit en 2010, un cerveau estomac de 8 mètres de haut qu’on avait envie avec Alice Dautry et Olivier Schwartz de mettre dans l’atrium du nouveau bâtiment. Mais je ne trouvais pas très excitante l’idée d’importer un objet. Alors j’ai préféré faire une œuvre spécifique pour ce nouveau bâtiment. Nous avons commencé la réalisation dans les ateliers de Sèvres, en janvier. Ca a duré quatre mois avec deux heures de travail par jour. A un moment, cet hiver j’ai dû arrêter de travailler car il faisait très froid dans le grand atelier de Sêvres et que les matières étaient difficiles à manipuler, notamment l’essence de térébenthine. Finalement, on a posé « Sans gêne » cet été et  aujourd’hui nous l’inaugurons.

Pourquoi « Sans gêne » ? Pouvez-vous nous expliquer le nom qui est un peu ambigu et que l’on peut avoir envie d’écrire différemment?

Je suis assez culotté pour déplacer des formules et jouer avec les mots. Il y a bien sûr un clin d’œil à la génétique. Mais surtout, une œuvre, ça n’a pas vraiment de statut. Elle est entre les choses. Ce titre-là reflète bien ce qu’est cette œuvre. Et justement c’est bien qu’on ne puisse pas l’écrire !

En quoi l’art et la recherche font bon ménage ?

L’artiste ou le chercheur trouvent des choses par les formes qu’ils utilisent. L’esprit du chercheur et celui de l’artiste sont libres et essaient d’avoir le moins possible de règles pour rejouer les cartes. En ça, ils sont liés.

 

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