L’allergie est pourtant la conséquence d’une réaction immunitaire, la
conséquence pathologique d’une réaction immunitaire normale.
L’allergie se déroule en trois temps.
Le premier temps est la réaction immunitaire
proprement dite, induite par une substance étrangère (on l’appelle
allergène parce qu’elle est à l’origine d’une allergie !), qui aboutit
à la production d’anticorps, parmi lesquels des IgE. Les anticorps se fi
xent sur les récepteurs de cellules effectrices qui, en présence
d’allergène – c’est le fameux second contact – , libèrent toutes sortes
de substances pro-inflammatoires.
C’est la deuxième phase de la
réaction. Ces “médiateurs” attirent des cellules sanguines au site de
la réaction, les activent ainsi que d’autres cellules, musculaires,
vasculaires, sécrétoires, dont les réponses constituent les symptômes.
C’est le troisième temps de l’allergie, le temps de la maladie. Si le
tableau clinique est très variable, c’est qu’il dépend avant tout du
lieu où se produit la réaction. Le lieu dépend de la nature de
l’allergène et de son mode de contact avec l’organisme.
Les allergies
respiratoires, de la rhinite à l’asthme, sont induites par des
allergènes en suspension dans l’atmosphère comme les pollens ou les
poussières, les allergies alimentaires sont induites par des substances
ingérées, les allergies médicamenteuses dépendent du produit et de sa
voie d’administration.
Les allergies cutanées sont induites par des
substances qui traversent l’épiderme. La gravité des allergies est
également variable selon l’intensité de la réaction, sa localisation et
son degré d’extension. Le plus souvent bénignes, les allergies peuvent
avoir des répercussions majeures, empêchant toute vie normale. Elles
peuvent être très graves, invalidantes, engendrer des séquelles
irréversibles.
Elles peuvent entraîner la mort. Plus de 7 000 personnes, souvent des sujets jeunes, meurent chaque année aux États-Unis d’un choc anaphylactique induit par l’inges- tion d’un aliment, une piqûre d’insecte ou une prise de médicament
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