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Traitement de la douleur

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COMPRENDRE...
Les mécanismes majeurs de la régulation naturelle de la perception douloureuse

Schéma illustrant les mécanismes moléculaire liés à la douleurEtape 1 : en cas d’agression contre l’organisme (blessure, brûlure…), la zone agressée libère des messagers de la douleur, qui vont être véhiculés le long des fibres nerveuses jusqu’à la moelle épinière, puis jusqu’au cerveau.
Ce dernier analyse le message et déclenche instantanément la réponse comportementale correspondante " le message d’alerte – la sensation de douleur – accompagné d’un ordre ; par exemple retirer la main de la source de douleur ".

Etape 2 : certains nerfs de la moelle épinière, véritable centre de contrôle de la transmission douloureuse, libèrent en parallèle les opiacés naturels : les enképhalines. Ces derniers vont se fixer sur des récepteurs spécifiques pour atténuer ou supprimer la sensation douloureuse en bloquant la transmission des messagers de la douleur.

Etape 3 : par un phénomène de régulation physiologique, ces opiacés sont très rapidement détruits par deux enzymes (NEP et AP-N) présents à la surface des cellules, afin de rendre à nouveau possible, si nécessaire, la transmission du message douloureux.

Ce mécanisme naturel de régulation de la douleur est optimisé par une molécule jusque-là inconnue…


DECOUVRIR...
L’Institut Pasteur identifie une nouvelle classe de molecule anti-douleur naturelle


Baptisée " Opiorphine ", cette molécule renforce l’activité des enképhalines, opiacés naturels, qui régulent les mécanismes physiologiques de la perception douloureuse. L’Opiorphine n’agit pas directement, comme les enképhalines ou la morphine, sur les récepteurs des opiacés pour bloquer la perception de la douleur. Elle prolonge et amplifie l’action des opiacés naturels, les enképhalines, en bloquant les enzymes chargés de les détruire.
Les analyses en laboratoire ont montré que l’Opiorphine a une action anti-douleur aussi efficace que la morphine, sans en avoir les effets indésirables.
Mais ce mécanisme naturel produit par le corps n’est pas assez puissant face à des douleurs intenses et durables liées à la maladie…
L’équipe de Catherine Rougeot vient de franchir une nouvelle étape déterminante, en réussissant à transformer la molécule Opiorphine en un dérivé fonctionnel identique mais plus stable : un nouveau " candidat-médicament contre la douleur ".

L’objectif : délivrer, à partir de l’Opiorphine, une nouvelle classe de médicament anti-douleur puissant ayant des effets secondaires limités par rapport aux substances de type morphine. Les enképhalines étant douées de puissantes propriétés analgésiques, l’Opiorphine en renforçant ce mécanisme naturel, devrait pouvoir soulager les douleurs les plus sévères… 

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Catherine Rougeot nous explique les dernières étapes de sa recherche.
La morphine : une solution insatisfaisante
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