Accueil
Accueil

bannière cancers chercheurs développement institut malades maladie maladies nouveaux pasteur pasteurdon personnes première recherche recherches scientifique service soutien surdité testament travaux

Accueil arrow NOS AVANCEES arrow Maladies infantiles arrow Coqueluche
     
 

La coqueluche n'est pas qu'une maladie pédiatrique

Version imprimable Suggérer par mail

Coqueluche, les rappels vaccinaux sont nécessairesToute personne qui n’a pas reçu de vaccination contre la coqueluche depuis 10 ans devrait se faire vacciner. Les adultes peuvent aujourd’hui contaminer les bébés de leur entourage par la bactérie responsable de la coqueluche, voire contracter eux-mêmes la maladie. Dans le monde, on dénombre environ 70 millions de cas par an et au moins 400 000 décès.

 

En France, l’incidence de la coqueluche est de 100 à 400 pour 100 000 chez les bébés et de 880 pour 100 000 chez l’adulte.
On déplore de 5 à 15 décès par an.

 





Protéger les nourrissons

nourrisson
Si la vaccination a permis une diminution considérable de la mortalité chez le nouveau-né, la coqueluche n’est pas qu’une maladie pédiatrique. Ceux pour qui la maladie pouvait être mortelle, les nouveau-nés et les enfants, ont été vaccinés et non les adolescents et les adultes. Ceux-ci, généralement, étaient protégés. Ils s’immunisaient naturellement, par contact régulier avec la bactérie, par le biais des enfants malades. À partir du moment où l’on a protégé les enfants par la vaccination, ils n’étaient plus malades, n’hébergeaient plus la bactérie et il n’y avait donc plus de “rappel naturel” pour les adolescents et les adultes.
On a constaté alors qu’adolescents et adultes pouvaient être porteurs, malades et contaminer les nourrissons de 0 à 3 mois, trop jeunes pour bénéficier du vaccin.
Pour cette raison, . C’est devenu possible par la mise au point d’une nouvelle génération de vaccins, des vaccins dits “acellulaires”.
Depuis 10 ans, la France a été le premier pays à mettre en place cette initiative  on vaccine les adolescents et, depuis 2004, tous les jeunes adultes en âge d’être parents ainsi que tous les personnels de santé.

 

Diagnostiquer rapidement

L’espérance de vie augmentant, le système immunitaire s’affaiblissant avec l’âge, les personnes âgées deviennent souvent le réservoir de maladies infectieuses pour les plus jeunes, les personnes à risque comme les femmes enceintes ou les immunodéprimés, par exemple. Bordetella pertussis (qui synthétise plusieurs toxines responsables de la coqueluche) est sensible aux traitements antibiotiques. Il est capital de diagnostiquer à temps. Dès qu’une personne a la coqueluche, il est trop tard pour la soigner aux antibiotiques. Mais le temps presse pour traiter tout l’entourage, famille, collectivité.

La diphtérie aussi

Pour la diphtérie, il en va de même. Les vaccinations ne sont pas renouvelées ; les hommes étaient à nouveau vaccinés au service militaire mais celui-ci a été supprimé ; les jeunes adultes, entre 20 et 45 ans, ne pensent pas à mettre à jour leurs vaccinations. Or, une diphtérie peut s’avérer particulièrement grave à un âge avancé. Heureusement, en France, la diphtérie est contrôlée. Il n’y a plus eu de cas depuis 1989. Mais il peut y avoir des cas importés. D’autre part, on peut voyager dans des pays où la diphtérie est toujours présente, parce que la couverture vaccinale est faible, voire où elle constitue un problème majeur de santé publique : pays de l’ex-URSS, sous-continent indien, Asie du sud-est, Afrique… D’où l’intérêt aussi de consulter un médecin avant de partir ou de s’informer sur l’état sanitaire du pays.
Autre problème : les bactéries apparentées à Corynebacterium diphteriæ, par exemple C. ulcerans ou C. pseudotuberculosis peuvent produire aussi la toxine. On peut être contaminé par un mammifère et déclencher une maladie proche de la diphtérie si l’on n’est pas protégé. Il faut être vigilant.